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Ozias Leduc, un artiste entre ciel et terre
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Regard sur l'oeuvre

Détail d'un tableau illustrant trois pommes dans un bol, sur une des extrémités d'un tabouret de bois.
Regard sur l'oeuvre
Regard sur l'oeuvre

Les trois pommes (détail)

Natures mortes

Travail de la lumière

Tout comme ses portraits, les natures mortes d'Ozias Leduc nous permettent d'entrer dans l’intimité du peintre. Presque toutes se composent d’objets simples et usuels : un bougeoir, un morceau de pain, un couteau, un verre, une loupe, des pommes, des livres.

Comme dans le reste de son œuvre, la qualité des natures mortes de Leduc tient de son travail de la lumière. Il s’agit de tableaux de formats réduits, invitant à s’en approcher et en découvrir les détails. Au préalable, l'artiste réfléchit longuement à la disposition des objets et aux détails de l'éxécution.

Il peint sa première nature morte, Les trois pommes (1887), à l'âge de 22 ans. Trois fruits sont posés dans une assiette creuse au bord d’une table. Les trois pommes, sphères presque parfaites, irradient une lumière pouvant faire analogie à la Sainte Trinité. Elles sont lisses et parfaites tandis que les objets environnants portent les marques du passage du temps.

Chez Leduc, la nature est une source majeure d’inspiration et un modèle de perfection qu’il reproduit à travers son œuvre.

Révéler tout en masquant

C’est grâce à Nature morte, livres (1892) que Leduc obtient un premier prix de 100$ offert à un artiste de moins de trente ans qui n’est pas membre de l’Art Association of Montreal, ou Société des Arts de Montréal, ancêtre du Musée des beaux-arts de Montréal.

Une vingtaine de livres sont alignés sur une table étroite. Ceux-ci semblent avoir été fréquemment consultés. On devine les sujets écrits sur les tranches des livres : anatomie, histoire de l’art et oeuvres littéraires canadiennes.

L’œil est attiré par le livre ouvert au centre du tableau. À l'instar de ceux situés en arrière-plan, son sujet est difficile à identifier. Grâce à une subtile technique picturale et un travail sur la matière, Leduc cache l’image à l’aide d’un papier de soie. L'artiste révèle le sujet tout en le masquant, le rendant inaccessible et mystérieux.

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