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Catégorie Exposition : MPEB Exposition temporaire

Le droit d’être indisicipliné

Née à Montréal, Joann Côté est une artiste pluridisciplinaire. Ses études en design de mode l’amènent à réaliser que ce n’est pas tant la création du vêtement qui l’enthousiasme que l’esprit et le mouvement avant-gardiste de ce milieu qui l’inspire. Depuis près de 10 ans, elle se consacre exclusivement à l’art, la peinture, la sculpture et la performance et l’installation.

Ses études en stylisme de mode lui ont appris les notions de recherche et d’innovation si importantes dans sa pratique artistique.

Son travail se distingue par l’exploration de techniques ancestrales et de techniques innovantes. La photographie est notamment un point de départ dans la réalisation de ses oeuvres. Ainsi, la transparence, l’infiniment petit, les fibres, le vécu, le mystère, l’austérité et la poésie cultivent l’essence de sa recherche. Inspirée par le concept de ready-made, initié par l’artiste Marcel Duchamp, Joann Côté travaille ses sujets en plusieurs déclinaisons afin de pousser son idée à son paroxysme.

Au fil des ans, son travail a évolué vers une approche plus radicale et expérimentale qui s’emploie à critiquer la société et repousser les limites du statu quo. En tant que femme œuvrant dans un domaine marginal, elle constate certaines iniquités dans diverses sphères qu’elle retranscrit de manière intuitive en incitant une certaine réforme sociale.

Joann Côté s’intéresse à l’idée de l’économie circulaire tel le mouvement de up cycling qui consiste à utiliser un objet qui ne sert plus en lui donnant une nouvelle valeur ainsi que le hacking qui consiste à détourner l’usage spécifique d’un objet ou d’une oeuvre afin de l’emmener vers un autre propos, parfois contradictoire avec l’objet initial. L’artiste est séduite par la poésie de toute forme de matière et savoure son nouvel état de perception. Engagée dans la création, de manière indissociable de son quotidien, Joann Côté développe sa recherche artistique en faisant appel à l’instinct.

De dentelle et d’acier

Les récentes créations d’Amer Rust explorent l’usure créée par l’oxydation et la gravure. Les médiums qu’il utilise viennent transformer la surface du support d’acier afin de la ronger, la colorer et laisser une signature unique. L’artiste prend plaisir à explorer les réactions chimiques que les agents oxydants provoquent sur cette matière pour en faire ressortir le plein potentiel chromatique. Il crée ainsi différentes couleurs et découvre diverses textures. L’exposition De dentelle et d’acier rassemble une série de tableaux d’acier oxydés et gravés incorporant des dessins ornementaux que l’on retrouve entre autres sur de vieilles étoffes affectées par le passage du temps. Sur ces tapisseries délabrées et vétustes, la dégradation a partiellement estompé les motifs, faisant référence à un environnement où les éléments se désagrègent et retournent à la nature.

Abstractions organiques

Julie Cormier est une artiste autodidacte hilairemontaise qui développe une pratique photographique en lien avec les thèmes de la nature. Les séries Abstraction organiques et Marée basse, présentées à la Maison Paul-Émile-Borduas, témoignent de ses récentes explorations photographiques. La première, débutée en 2013 et qui se poursuit toujours, s’est d’abord ancrée dans le figuratif, puis les mouvements en surexposition sont apparus naturellement pour produire des abstractions. La deuxième se penche plutôt sur les tracés comme une métaphore des aléas de la vie. Au plus souvent décontextualisées, les images sont le fruit d’un dialogue entre des éléments de la nature et le monde intérieur de la photographe. Que ce soit par un mouvement en surexposition ou une longue contemplation, elle capture des sujets interpellant qui font écho en elle.

En mai et juin, l’exposition extérieure se prolonge au rez-de-jardin de la Maison Paul-Émile-Borduas !