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Catégorie Exposition : MBAMSH Exposition temporaire

Abstractions portuaires

Louise Duval (1939-2015) est née à Trois-Rivières. Entrée à l’école primaire à Arvida, elle a ensuite terminé son cours secondaire au collège Notre-Dame d’Acadie à Moncton. Elle avoue s’être bientôt perdue dans les sciences pures à l’Université de Montréal pour se retrouver en Communications, secteur télévision à la New York University.

Venue précocement à la photographie, Louise Duval a reçu dès l’âge tendre son premier appareil photo. La maison paternelle abritait une chambre noire imprégnée de magie. Dans ce contexte, faire de la photo constituait une activité tout à fait quotidienne. Au cours de ces années, la photographe est devenue une touche-à-tout : chant choral, étude de la musique et de la peinture, théâtre et participation active à la rédaction du journal du collège. Elle a également tâté de plusieurs techniques à partir de photographies : collages, montages, inversions de couleurs, impressions multiples. On la retrouve plus tard à Paris où elle travaille à la délégation du Canada à l’OTAN tout en poursuivant des études de philosophie.

De retour au pays, elle entre à la Société Radio-Canada où elle collabore successivement aux émissions pour la jeunesse, aux productions de spectacles et à la publicité. Durant ces années « gagne-pain », la photographie demeure pour elle une passion. Au cours de cette période, elle réalise une série de trois cents portraits en noir et blanc d’artisans de la télévision. Louise Duval se consacre depuis de nombreuses années à la photographie. Il lui arrive d’expérimenter des œuvres en techniques mixtes, mais l’appareil photo 107 demeure pour elle l’outil idéal qui lui permet de trouver un nouvel espace de perception tout en explorant l’univers des formes et des couleurs.

 

Absence/présence

L’exposition Absence / présence regroupe des œuvres soigneusement sélectionnées qui explorent la présence humaine à travers les objets et les lieux. Celle-ci rend également hommage à Lynne Cohen, décédée en 2014 à Montréal, dont l’influence perdure à travers des générations de photographes, enrichie par son enseignement, ses expositions et ses publications. Lynne Cohen a d’abord été captivée par les scènes ordinaires du quotidien, ensuite son travail s’est tourné vers les espaces de socialisation tels que les salles de bal, les salons de coiffure, et finalement vers des environnements plus institutionnels comme les salles de classe, les laboratoires et les usines automatisées. En cours de route, elle réalisera les possibilités de la couleur en l’intégrant dans la conceptualisation de ses images.

Une particularité de cette exposition est l’absence de portraits humains. Les êtres sont relégués aux rôles de figurants et leur présence nous est plutôt signalée par le contexte des lieux, par des lumières allumées ou par l’occupation de l’espace. La disposition des œuvres dans l’exposition crée un dialogue entre les photographies des artistes, servant le thème de l’absence et de la présence. En plus des œuvres dénuées de personnages, certaines le sont également de couleur, un écho au corpus en noir et blanc de Cohen. Les photographies en superposition de Sue Vo-Ho, illustrent cet aspect de son travail. Les résidences de la banlieue de Vancouver, capturées de nuit par Lorraine Gilbert se mêlent aux souvenirs urbains de Sue Vo-Ho. Entre les thématiques extérieures de Gilbert et Vo-Ho, nous sommes interpellés par les espaces intimes avec Les chambres de Clara Gutsche, les affiches sur les murs et l’empreinte humaine sur les draps nous donne l’impression de jouer au voyeur. Tandis que Geneviève Thibault, dans sa série J’habite au 148 nous invite à découvrir les espaces domestiques de résidences portant ce numéro, une adresse parmi tant d’autres.

Vous remarquerez que les œuvres de Lynne Cohen sont stratégiquement dispersées à travers l’exposition, soulignant sa présence influente parmi les photographes, notamment avec Laurence Hervieux-Gosselin, lauréate 2021 du Prix Lynne-Cohen décerné par le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). Avec les œuvres de sa série Fly on the Wall, Laurence Hervieux-Gosselin explore, en couleur, un plateau de tournage où l’absence humaine parle d’elle-même.

Ces cinq photographes s’inspirent du travail de Cohen, admirant sa démarche et perpétuant son héritage à travers leurs propres explorations visuelles.

Robert Hébert, commissaire invité

Envisager

Cette proposition, sélectionnée lors de l’appel de dossiers, s’articule autour de créations inédites de l’artiste, dans lesquelles se décèle un engouement pour les visages humains, que ce soit par la réalisation de portraits esquissés à l’encre, à l’aquarelle, de différentes techniques mixtes sur papier ou sur toile, ou encore à travers des personnages sculptés.

Dans cette perspective, l’exposition donne l’occasion de plonger dans l’univers de Desroches au sein d’une mise en espace de ses esquisses, de ses tableaux et de ses sculptures qui s’inscrivent dans une tendance expressionniste actuelle.

Depuis plus de trente ans, l’artiste johannais Michel T Desroches développe une pratique artistique axée sur le dessin, la peinture et la sculpture, marquée d’un intérêt pour le visage et ses multiples expressions. Comme le formule l’artiste en parlant de son processus créatif : « le visage est un vecteur d’émotions multiples qui m’a toujours fasciné. Il est le miroir de l’âme, capable de communiquer des sentiments complexes sans avoir besoin de mots ».

L’exposition Envisager, présentée au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire du 16 mars au 28 avril prochain, met à l’honneur ce thème de prédilection chez Desroches et s’articule autour de créations inédites, incluant des portraits esquissés intergénérationels à l’encre, à l’aquarelle et différentes techniques mixtes sur papier ou sur toile, ou encore à travers des personnages sculptés, dans le but d’offrir un survol de son univers foisonnant d’humains de tous les genres, tous les âges, aux multiples morphologies.

Dans cette perspective, la mise en espace des esquisses, des tableaux et des sculptures de Desroches consacre une place de premier plan à ses créations de la dernière décennie, au cours de laquelle l’artiste a développé des œuvres d’une grande gestualité, qui s’inscrivent dans une tendance expressionniste actuelle. D’ailleurs, Envisager est la première exposition muséale au Québec consacrée à son travail, marquant ainsi un moment de consécration dans son parcours.

Une expérience visuelle complète! La présentation des oeuvres est agrémentée de vidéos de l’artiste en action et du texte Mes mots, qui rassemble les pensées de l’artiste et nous entraîne dans une création poétique assistée, touchante.

À voir et à vivre!

Après, les socles

Le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire présente l’exposition Après, les socles du 25 novembre 2023 au 14 janvier 2024. Ce projet rassemble les œuvres de huit artistes du groupe de recherche-création expérimental Têtes chercheuses qui, depuis 2017, œuvre dans une perspective multidisciplinaire. Il s’agit d’Anne C Thibault, Patricia Gauvin, Marie-France Giraudon, Jean Marois, Lise Nantel, Josée Pellerin, Katherine Rochon et Dominique Sarrazin.

L’exposition Après, les socles fait suite au projet Quoi faire de, présenté en 2021 au Musée régional de la Côte-Nord de Sept-Îles, puis à la galerie Stewart Hall, et propose une exploration de ce que les artistes qualifient comme « pratique de la contrainte ». À travers des mises en espace réfléchies, où se mêlent peintures, dessins, photographies, techniques mixtes, sculptures et installations, leurs différentes démarches s’inscrivent dans une réflexion commune sur le potentiel créatif de la contrainte, une approche qui les amène à considérer les processus de réalisation des œuvres et à repenser notre rapport aux objets exposés dans un contexte muséal.

Le vernissage est prévu le dimanche 26 novembre à 14h au MBAMSH, en compagnie des artistes et de leurs entourages. Les membres et les visiteurs sont donc conviés à ce rendez-vous pour profiter des œuvres et partager avec les artistes dans une ambiance conviviale.

Pour documenter le passage du groupe artistique Têtes chercheuses au MBAMSH, un catalogue d’exposition est en préparation. En plus de présenter les démarches et pratiques de chacun.e.s des artistes, des textes de Fanie Demeule, Ph.D chargée de cours au département d’études littéraires à l’UQÀM et de Marion Gingras-Gagné, doctorante en études littéraires et féministes de l’UQÀM, permettront aux lecteurs, de se plonger dans une ambiance poétique inspirée des œuvres et d’apprécier leur mise en valeur in situ, puisque le catalogue intègre des photographies prises dans la grande salle du Musée. Les personnes intéressées à se procurer l’ouvrage peuvent réserver dès maintenant leur exemplaire au coût de 25$ pour livraison le 15 décembre.

En plus du vernissage du 26 novembre, les artistes seront présents le dimanche 17 décembre à 14h au Musée pour l’événement table ronde devant public, une activité de médiation culturelle et de rencontres enrichissantes entre les chercheurs et les spectateurs.

Pour toute question ou pour réservation, communiquez avec l’accueil au 450 536-3033 ou à l’adresse courriel [email protected]

Le Grand Salon des nuances plurIELS

À l’image d’une grande pièce conviviale où sont réunis des œuvres de tous les styles et pratiques, Le Grand Salon est rassembleur et inclusif. D’ailleurs, la thématique de l’année 2023 l’est tout autant, puisque celle-ci s’inspire d’un sujet d’actualité encore cette année : la diversité. Ainsi, les créatrices et créateurs trouvent une source d’expression plastique ou digitale, en explorant au sens large, la pluralité de nuances humaines. Pour cette édition du Grand Salon des nuances plurIELS, le MBAMSH souhaite contribuer à la réflexion collective sur la diversité humaine. Qu’on aborde cette pluralité d’un point de vue des genres ou des identités culturelles, il s’en dégage une multitude de nuances, qui traduisent autant de variations propre à notre humanité.

« Nous devons tous savoir que la diversité est une belle tapisserie, et nous devons comprendre que tous les fils de la tapisserie ont la même valeur, quelle que soit leur couleur. »
– Maya Angelou

Le Grand Salon des nuances plurIELS est ouvert!

Les artistes lauréat.e.s sont dévoilés. Pour découvrir les 6 oeuvres et leurs créateurs.trices, visitez notre galerie d’exposition dans la section En virtuel de ce site, disponible à partir du 21 octobre jusqu’au prochain Salon, ou visionnez la Galerie de photos du dévoilement sur notre page Facebook.

N’oubliez pas de voter! Jusqu’au 19 novembre, lors de la cérémonie de clôture de l’exposition à 14h, le public est invité à voter pour les prix du Grand et du Jeune public dans chacune des catégories: volet classique et volet numérique. C’est 4 bourses supplémentaires et 6 certificats Coup de couer de l’équipe qui seront décernés pour un total de 1400$

Global mixte

C’est la fête au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire cet été! Célébrons ensemble les 75 ans de la parution de Refus global en explorant ce corpus de Marcel Barbeau (1925-2016), représenté en nombre et en qualité parmi les œuvres de la collection permanente du MBAMSH.

Afin d’offrir au public une exposition couvrant plus de 60 ans de création artistique du peintre et sculpteur, le MBAMSH a pu compter sur la généreuse et dévouée collaboration de Yves Laroche Galerie d’art.

Pour accompagner cette sélection de peintures, encres et maquettes, de Marcel Barbeau, un salon est consacré aux extraits de Marcelle Ferron, Françoise Sullivan, Fernand Leduc, Pierre Gauvreau, et une reproduction d’un texte extrait du recueil »Étal mixte» de son frère Claude, un des principaux auteur du manifeste de 1948, dont l’exemplaire no 130 sera exhibé pour cette grande occasion.

Les admirateurs du travail de Maurice Perron pourront apprécier les compléments visuels de l’exposition, puisque le MNBAQ et la Succession Maurice Perron, ont autorisé l’utilisation de quelques uns des désormais célèbres portraits du photographe.

Afin de célébrer adéquatement la carrière exceptionnelle de Barbeau, et de ce jalon dans l’histoire contemporaine québécoise, une manifestation artistique aura lieu le dimanche 6 août prochain au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire.

Reflet : L’art, comme un reflet de l’âme

L’exposition Reflet : L’art, comme un reflet de l’âme de Samuel Jacques-Charbonneau présente une sélection des œuvres de l’artiste mettant en valeur les plus récentes peintures et sculptures expressionnistes de son corpus artistique. Natif de Beloeil, l’artiste de la relève a développé un parcours artistique impressionnant depuis plus de quinze ans.

Samuel Jacques-Charbonneau ne cherche pas à montrer le monde tel qu’il est, mais à l’exprimer.

Il peint en concentrant toute l’attention sur le visage et ses toiles imposent un style aux couleurs vives, en tons salis de noir ou de blanc et au graphisme volontairement outré. Le choix d’une palette de couleurs pures et de formes anormales en dissolution, tourmentées, sans perspective, s’imposent presque brutalement, pour être mises au service de l’expression des sensibilités et des sensations exacerbées.

Les personnages du peintre émergent de ses toiles pour rejoindre l’observateur et provoquer l’échange, la réaction, comme si l’état d’esprit était reflété.

À voir et à vivre…absolument !