Salon d'automne

La Terre-Mère : au-delà d’un bien commun

Cette année, en raison des changements climatiques qui se confirment, le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire a décidé pour son 27 ième Salon d’automne de choisir le thème de la Terre-Mère.

Depuis plusieurs années, la communauté internationale dédie une journée à la Terre nourricière, la Pachamama dans la cosmogonie andine dont la figure incarne à la fois la fertilité des bienfaits de la nature et le fléau des catastrophes écologiques pour ceux qui portent atteinte à l’harmonie du vivant. De son côté l’Homme appartient à l’environnement naturel qui l’entoure et conçoit son identité dans les éléments de cet environnement naturel. Parce qu’elle n’appartient à personne, la Terre appartient à chacun. Ce droit évolue lentement face à l’urgence climatique.

Nous vivons à une époque où la relation dominante entre la Terre et les hommes ne se fait que dans un sens, sans réciprocité. Au cours de siècles, on s'est servi de l'idée de destinée manifeste pour justifier cette utilisation de la terre et de ses ressources; les dirigeants politiques et religieux pouvaient revendiquer leurs pratiques au nom de leur droit divin

Comment est-il possible de prendre à la terre sans rien lui rendre en échange et de penser que cela n'aura aucune conséquence ?

Si nous continuons à dégrader les terres en prenant sans rendre en échange, la situation persistera de manière chronique et irréversible. Les conséquences associées à cette négligence et au manque de respect de la terre se sont aggravées avec le changement climatique. La relation à la terre implique un respect profond et la nécessité de reconnaître que ce que l'on prend doit être rendu. Les artistes, fins observateurs, habitués à donner, paysagistes ou non, ont un rôle de sensibilisation à jouer avec leur création.

Avec ce thème les créateurs qui ont participé au Salon d’automne de cette année ont dû se mettre en danger. Ils se sont lancés sans filet dans un projet de création d’une grande puissance pour faire prendre conscience au public que la Nature a le droit d'exister, de persister, de se maintenir et de régénérer ses cycles vitaux, sa structure, ses fonctions et ses processus en évolution. Avec des œuvres fortes, d’autres douces et poétiques ils ont travaillé à toucher le visiteur.

André Michel
Président

Dévoilement des lauréats

Salon d'automne

Terre-Mère en 150 révolutions

Jury 2021

Marie-Andrée Leclerc

Muséologue, historienne de l’art et consultante en arts visuels

Suite à vingt ans de travail en milieu théâtral, Marie-Andrée Leclerc obtient un bac en Histoire de l’art de l’université Concordia puis une maîtrise en muséologie à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université de Montréal. 

En 1996, après avoir occupé pendant trois ans le poste de directrice adjointe et responsable des communications à Muséobus, le musée de la jeunesse et de la découverte, elle devient directrice générale du Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire.

Depuis 2015, elle poursuit son implication active dans le milieu culturel. En plus d’agir comme consultante en arts visuels, elle siège à divers conseils d’administration et collabore au développement de plusieurs événements artistiques dont La Route des Arts du Richelieu, Parle-moi d’amour Rive-Sud et le concours littéraire Récicréation.

Crédit photo : Marie-Laure Leclerc


Chantal Millette

Gestionnaire et administratrice culturelle, Chantal Millette est aussi une conservatrice du patrimoine qui fait preuve de passion et de créativité dans la présentation des expositions. Ses compétences lui ont permises diverses occasions de mentorat, d’être juge artistique, de créer des maillages entre des organismes culturels et le milieu des affaires. En fait son plus grand plaisir a toujours été de se retrouver entre le public et les artistes.

Chantal Millette dirige depuis 2006 La Maison amérindienne de Mont-Saint-Hilaire. Elle a aussi siégé sur le conseil d’administration de la Fondation de la maison P.É. Borduas puis sur celui du Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire de 2008 à 2012. De 2015 à décembre 2020 elle devient la directrice générale des Muséales de Mont-Saint-Hilaire qui comprend le Musée des beaux-arts, la maison P-É. Borduas, le Domaine Ozias-Leduc et La Maison amérindienne. En raison de l’évolution des rapports entre Autochtones et non Autochtones au pays, elle a fait le choix, depuis janvier 2021, de mettre toute son énergie au rapprochement des peuples en se consacrant exclusivement à la gestion de La Maison amérindienne.


André Michel

André Michel est un peintre-sculpteur ethnographe reconnu à l’échelle nationale et internationale. Surnommé « Le peintre des amérindiens » il travaille depuis cinquante ans, avec ses expositions à travers le monde, ses livres, ses conférences et les musées qu’il a fondé à Sept-Îles et à Mont-Saint-Hilaire, à mieux faire connaître les peuples des Premières Nations avec qui il a partagé le mode de vie. En 1995, le Musée de l’homme à Paris, a présenté une importante rétrospective de son œuvre de même que le Musée national de culture populaire de Mexico en 1998. André Michel est aussi reconnu pour son engagement social. Il a été entre autres, en 1985, président de la Société des musées du Québec dont il en a obtenu le Prix d’excellence en 1987; président du Conseil de la peinture du Québec en 1988, devenu le RAAV à la fin de son mandat ; président national des Artistes pour la Paix (2017-2019).  Pour son 25e anniversaire, notre Musée dont il est le fondateur, lui a demandé de siéger sur le jury de l’exposition-concours annuelle, qui d’ailleurs est aussi une de ses initiatives.